La CGT représente-t-elle encore le travailleur ?

Loin de moi, l’idée de faire une critique du syndicalisme, monde que je ne connais pas.

Mais la lecture de trois ou quatre articles sur la CGT me font penser que ce monde syndical et surtout la CGT ne tournent plus vraiment rond.

Pour le grand public (oui j’en fait partie) quand on entend parler d’un syndicat c’est surtout au moment des grèves et l’un des syndicats les plus cités est la Confédération générale du Travail. Un syndicat plus que centenaire (1895) qui fut longtemps le compagnon de route du parti communiste français. Je ne vais pas faire un inventaire à la Prévert mais ce syndicat révolutionnaire a bien évolué depuis.

Dans Capital (le mensuel) du mois de janvier, je lisais une enquète sur la CGT de la SNCF (qui est une fédération parmi d’autres dans la confédération) qui gère le CE de la SNCF, l’un des plus gros de France (2000 salariés) et qui n’appliquent même pas ce qu’elle reproche tout au long de l’année au patronnat. La CGT SNCF patron c’est :

– pas le même statut à ses employés que ceux de la SNCF.
– Pas de CHST (alors qu’il est obligatoire)
– BAC +2 recrutés au SMIC (primes incluses dans le salaire de base)
– pressions, harcélements, déclassements, non-respect de la liberté syndicale.

Ce que la CGT est censée combattre, elle le pratiquent comme le pire des patrons à ses propres employés.

Mais il y a peut-être des raisons pour lesquelles le syndicat se comporte ainsi. La base syndiquée (on ne dit pas militante, hein ?) qui n’est plus que de 520 000 âmes (dont plus de 120 000 retraités) ne réprésentent tout simplement plus les travailleurs. La quasi majorité des « CGTistes » sont fonctionnaires ou assimilés et à la tête du syndicat 80% des dirigeants sont issus de la catégorie des cadres. Vous voyez l’imbroglio ?

Avec ces deux têtes, la CGT n’est ancrée ni dans le réel économique, ni dans le réel social. Elle n’est plus dans la peau d’un salarié du privé tout simplement. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de difficultés et des choses à faire dans le secteur public mais la CGT n’est pas du tout installée dans les nouvelles « mines » que sont le commerce (souvenez-vous) ou les services qui ne comptent pas en pourcentage beaucoup de syndiqués.

Et cet éloignement et ces dispersions avec toutes ces fédérations, je pense, font perdre la tête à la CGT. Après il ne faut pas s’étonner qu’un salarié des docks à Marseille fut roué de coups par des gars de cette même CGT parce qu’il refusait simplement de se syndiquer.

Finalement, une réfonte de la CGT en bon syndicat centralisé stalinien ne leur ferait peut-être pas de mal, non ?

Par contre, si tu tiens vraiment à adhérer, Mrnico te donne les bonnes raisons là.

Sources : Mag2Lyon (janvier 2010), Capital (janvier 2010) et Le Monde via @mrnico.

3 Comments

  1. Gilles a tout compris !

  2. En réalité le rôle des leaders syndicaux consiste à diviser le monde du travail par ces multiples organisations syndicales afin que les travailleurs ne puissent jamais imposer leurs règles. Si les organisations syndicales représentées le monde du travail ça se saurait, ils sont les alliés objectifs du Medef. Les leaders syndicaux ont accompagnés tous les traités internationaux : Maastricht, les accords de Schengen (l’immigration patronale), traité de Lisbonne ils soutiennent l’euro. L’intérêt des travailleurs est que l’outil de travail reste en France, les leaders syndicaux ne montreront jamais les barrières douanières du doigt pourtant responsable avec l’euro de perte de près 1 million emploi en France. Les leaders syndicaux défendent le même système que le Medef, ils sont corrompus voilà la réalité, d’ailleurs la seule cotisation des adhérents ne suffit pas pour qu’ils survivent.

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