10 cocasseries sur la Croix-Rousse

Après vous avoir proposé 10 clichés en images sur la Croix-Rousse.

Me revoilà, avec 10 faits insolites sur la Croix-Rousse.

J’espère que ceux-ci vous amuseront et peut-être vous interpelleront 🙂

La colline de la Luxure ?!

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A l’opposé de la colline de la lumière (Fourvière), la colline de la Croix-Rousse semble avoir été pour les celtes vouée au culte de la Lune

Des cérémonies étranges s’y seraient déroulées selon l’imaginaire populaire avec des femmes dévêtues dansant autour d’une prêtresse (druidesse ?) à Condate.

Autre funfact luxurieux, un prêtre, l’Abbé Boullan pensait (ou aimait penser) que l’avènement du Paradis ne pouvait se faire que par l’acte charnel.

Il officia avec ses  » Unions de Vie » dans le bas de pentes au 7 rue de la Martinière de 1875 à 1893. 

Pas étonnant, après ce genre d’histoires que s’établirent plus tard sur le plateau, les cabarets où couleront à flots : vins et luxure !

La Tour Pitrat, le presque premier gratte-ciel lyonnais

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Cette tour voulue par Horace Pitrat fut érigée entre 1829 e 1830. D’une hauteur de 300 pieds (environ 95 m de haut selon l’ami google), elle s’effondra et coûta la vie à une fillette.

Cet observatoire fut reconstruit (moins haut : 50m) et subsista sur le sud-est du plateau jusqu’en 1874.

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La dame blanche croix-roussienne

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En 1840, une dame blanche vint hanter avec des objets, une sentinelle militaire qui patrouillait sur les remparts de la Croix-Rousse.

Elle lui apparut par 3 fois et menaça Lyon avec son attirail dont elle daigna lors de sa dernière apparition donner la symbolique à la pauvre sentinelle:

– une coupe remplie d’eau pour des inondations

– une torche pour la peste

–  du pain qui symbolisait une famine certaine

– un glaive pour la guerre

En novembre 1840, Lyon n’eut réellement qu’à subir des inondations avec une crue de la Saône !

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La rue des Fantasques

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Elle tire certainement son nom d’avoir été le refuge d’êtres insouciants (fantasques) et solitaires cherchant un endroit propice à la rêverie dixit Georges Rapin.

Avant qu’elle ne fût construite à flanc de colline, il fallait donc être fantasque pour se promener dans le secteur !

Elle vit aussi la construction d’un immeuble-traboule de quatorze étages qui permettait à son RDC d’entrer sur la place Michel Fervet et à son quatorzième de sortir sur la rue des Fantasques ! Après quelques recherches sur le web, je ne trouve traces de cet immeuble si ce n’est qu’il a dû être démoli à la construction de l’école Michel Servet et/ou du Tunnel de la Croix-Rousse, je suppose (si quelqu’un en sait plus, n’hésitez pas à le signaler dans les commentaires !).

Et bien sûr, je ne vous parle pas du réseau des fantasques et de tous ses mystères !

La Montée de la Grande Côte

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Celle-ci a la particularité que sa numérotation est dans le sens de la descente et non de la montée.

En gros le n°1 de la rue est tout en haut alors qu’ailleurs il aurait été en bas de la montée.

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Drôle de noms

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Le Funiculaire de Croix Paquet (actuelle Ligne C) était surnommé la ficelle à un sou VS le chemin de fer qui reliait le plateau à Fontaines : La Galoche ou ficelle à deux sous

Le petit train bleu (tram qui desservait Neuville depuis Lyon via le Quai de Serin dans le 69004) se nommait aussi la Guillotine quand il était encore à vapeur.

Le C13 (ex 13) se faisait appeler la Torpille car celui-ci avait par accident dévaler une fois à vive allure sur le cours Général Giraud sans freins.

Drôle de sort

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Officiellement, le 19 juin 1940, ce fut par la grande rue de la Croix-Rousse que les allemands entrèrent et prirent possession de Lyon

Le Mage Phillipe

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Celui-ci vécut peu de temps à la Croix-Rousse mais c’est ici qu’il posa ses valises à Lyon pour la première fois, « en guérissant » son oncle boucher croix-roussien.

Plus d’infos.

Bonaparte, le Croix-Roussien

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Avant d’être empereur, le lieutenant Bonaparte séjournait souvent à la tour de la Belle Allemande au bout du plateau.

C’est par la Montée Hoche (sur les quais de Saône côté 4ème) que Napoléon passa à Lyon à proximité des Subsistances en 1805.

Et au-delà de la Croix-Rousse, Napoléon semblait aimer notre bonne ville, voilà ce qu’il déclara en 1815 lors des 100 jours : 

« Lyonnais,

Au moment de quitter votre Ville pour me rendre dans ma Capitale, j’éprouve le besoin de vous faire connaître les sentimens que vous m’avez inspirés. Vous avez toujours été au premier rang dans mes affections. Sur le Trône, ou dans l’exil, vous m’avez toujours montré les mêmes sentimens. Ce caractère élevé, qui vous distingue spécialement, vous a mérité toute mon estime. Dans des momens plus tranquilles, je reviendrai pour m’occuper de vos besoins, et de la prospérité de vos Manufactures et de votre Ville.

Lyonnais, je vous aime. « 

Son neveu nous creusa le boulevard 🙂

Autres Cocasseries

Dans d’autre billets plus généralistes sur Lyon dans la catégorie Lyon à livre ouvert, je vous parlais de particularités typiquement croix-roussiennes :

Arêtes de Poissons

Jardin Rosa-Mir

– la rue fantôme du Nord de la Croix Rousse

Fanny

En avez-vous d’autres à nous apprendre dans les commentaires sur le plateau et ses pentes ?

Source de certaines anecdotes : « La Croix-Rousse à travers l’histoire » par G.Rapin.

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Une vraie bible !

 SOURCES DES IMAGES D’ILLUSTRATION : HTTP://WWW.ARCHIVES-LYON.FR/ARCHIVES/ ET HTTP://NUMELYO.BM-LYON.FR/

 

5 Comments

  1. Rien d’anormal pour la montée de la grande cote , les rues et voies lyonnaises parallèles au Rhône sont numérotées d’ amont en aval .

  2. ah ? Je pensais que l’onpartait toujours du fleuve pour la numérotation, et dans le sens du courant !

    • Donc d’amont en aval toniolibero…

      • Je pensais que le Rhône etait le repère absolu de numérotation, pas que se jouaient des règles spécifiques pour les rues en dénivelé.

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