Même si vous n’étiez pas sur la planète terre en ce début septembre, vous n’avez peut-être pas échappé dans vos différentes timeline sur les réseaux sociaux à une série qui a fait parler : Narcos.

Netflix avait fait les choses en grand dans les 3 principales villes françaises (PLM) en invitant comme on peut le faire pour le cinéma à venir assister à l’avant-première de l’épisode pilote de cette série.

Tout était bien carré et la disponibilité quasi instantanée de la série faisait que la curiosité m’a poussée à aller y jeter un oeil et à m’avaler l’histoire de Pablo Escobar et de son gang de Medellín d’un trait.

Alors, après 10 épisodes de la saison 1 de Narcos, je vais essayer de vous donner 5 raisons de la regarder sur Netflix 🙂

Back in the eighties

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Ressortez votre Walkman, vos Converse et vos canettes de Seven Up, vous voilà replonger dans les années 1980 avec Narcos. Des eighties très latino certes puisque tout se déroule en grande partie en Colombie mais le kitsch de toute cette époque y est.

Les moyens mis en oeuvre pour traquer Escobar sont d’époque et on s’aperçoit tout de même que l’humain, sa psychologie était une part déterminante d’un bon flic de la DEA (chargé par les US de mettre les narcotrafiquants out). 

Ex : Pour localiser un portable, ils font voler un avion qui capte les conversations émises dans les alentours et les agents croisent les doigts pour être au bon endroit.

Au-delà de l’aspect technologiquement balbutiant (quoique), on aime ce côté policier organique et analogique qui fait de Narcos, un polar authentique avec cette noirceur caliente parce que l’action se déroule en Amérique du Sud.

Cela change un peu, des espaces-temps et des lieux que proposent les séries policières U.S actuelles !

Bon à chaque changement de plan, on s’attend aussi à voir débouler Magnum ou les deux flics à Miami tellement les tenues et les physiques nous rappellent cette époque et à entendre le générique de CHiPs 😉

Pablo Escobar

Capture

Qu’un nom de criminel soit resté dans la mémoire collective, cela méritait bien une série et un film sorti, il y a maintenant presque un an.

La série évoque la genèse du parcours criminel d’Escobar sans tomber dans le mélodrame d’une enfance malheureuse et pauvre à Medellín, il y a des évocations au travers d’échange entre lui, sa mère et son cousin mais la série n’essaye pas de nous faire comprendre qu’il n’avait pas le choix de devenir l’ennemi n°1 mondial des années 1980.

Franchement, le gars qu’on nous montre de façon romancée était un putain de bon businessman, bon père de famille et amoureux de sa terre, s’il n’avait pas été trafiquant de drogue, il aurait pu être politicien ou patron d’une multinationale cependant il avait des problèmes :  l’argent et son état psychique, et même en étant du bon côté de la barrière, pas sûr que cela l’aurait rendu plus humain même si on en voit quelques traces parfois.

C’est juste que le personnage d’Escobar n’aurait dû peut-être exister que sur le papier et pas dans la réalité… car il incarne comme la série nous le dépeint la série : le diable de la drogue.

Avec tous les défauts, tares et que sais-je d’Escobar, la série tient sur les épaules de son personnage et c’est son parcours plus que tous ceux des autres personnages qui donnent envie de regarder la série et les dix épisodes de la saison une, d’une traite !

Elle se serait intitulée Escobar, cela aurait été plus percutant encore !

Version Originale

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Je ne sais pas vous mais une série, un film étranger je ne les regarde plus qu’en VO (sous-titrée ou pas). Pas par snobisme, non, juste parce que l’immersion est totale par le jeu des acteurs avec les intonations et la barrière de la langue force à s’immerger et à se concentrer et à être acteur d’une certaine façon…

Pour Narcos, on a le droit à deux langues dans une même série, l’espagnol et l’anglais qui apportent au déroulement du récit. J’ai essayé en français quelques minutes et c’était pas le même rythme. 

Les langues latines comme l’italien ou l’espagnol se prêtent bien à l’oreille à mon goût aux fictions traitant de criminels et de mafia. Et puis, c’est tout simplement que l’action se situe en Colombie où on parle espagnol.

Et sérieusement entendre Escobar parler français avec l’accent de Speedy Gonzales, ça démontrait tout le personnage, non ? 😉

Saison 2

La fin de la saison 1 ne se termine pas sur un épilogue et sur la fin de Pablo, alors une bonne raison de regarder la saison 1, c’est aussi se dire que l’on ne restera pas sur sa faim 😀

Mi-Documentaire

Le parti pris des créateurs et réalisateurs de la série a été d’intégrer de véritables archives vidéos et photos de tous les protagonistes de ce bout sombre de la fin du XXème siècle.

Cela ajoute de l’authenticité, de la crédibilité à tout ce qui est narré tout au long des 10 épisodes de 50 minutes de la saison 1 de Narcos.

On voit ainsi que le casting est assez fidèle à l’original.

Le générique est assez représentatif de cela 🙂

Bémols

La série est excellente mais certains points me titillent tout de même :

– La voix off omniprésente de l’agent de la DEA est assez insupportable pour le déroulement du récit.
– L’angle choisi pour traiter de toute cette sordide vie d’Escobar ne fait pas assez d’échos aux ravages de ce que produit Escobar : la cocaïne, on ne voit à aucuns moments, les ravages mortels de celle-ci. On a presque l’impression que c’est un élément mineur alors que c’est pourtant le nerf de la guerre
– Les personnages sont parfois très caricaturaux (ex : les militaires, politiciens…).
– Certains seront peut-être dérangés par le niveau de nudité/sexe assez présent (sans être au niveau de GoT).

J’espère ne pas avoir spoilé des éléments essentiels si vous n’avez pas encore découvert la série, il vous reste donc si ce n’est pas encore le cas, à vous abonner à Netflix et le mois gratuit devrait largement vous permettre de dévorer Narcos 🙂

Capture

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