Pas assez éthique la Bio ?

A l’approche de la quinzaine du commerce équitable, je vous propose un petit focus sur une marque (ou plutôt 2) dont la démarche s’inscrit dans la bio mais y ajoute l’équitable et le solidaire.

C’est l’association Bio Partenaire qui est l’initiatrice des marques Bio Solidaire et Bio Solidaire.

Pourquoi 2 marques/labels ?

Un pour les échanges Nord/Sud : Bio équitable

Un pour les échanges Nord/Nord : Bio Solidaire

Ces deux marques ont chacune leur charte (contrôlé par des organismes indépendants type Ecocert) et ces chartes répondent à des référentiels du type ESR.

Critères principaux définissent un produit Bio équitable ou solidaire :

– Labellisé bio au départ
– Engagement entre les partenaires par contrat pour maintenir un prix d’achat stable
– Production et maintien d’une agriculture locale
– Entraide technique, sociale et respect mutuel entre les partenaires

En gros, on regroupe sous la même coupe tous les critères de la bio en y ajoutant tous les critères du commerce équitable.

La démarche est pour l’instant limitée à une vingtaine d’entreprises transformatrices de produits bio et qui ont une démarche solidaire et/ou équitable à travers leurs filières d’approvisionnement et qu’elles souhaitent valoriser.

On retrouve les familles de produits suivants :

La liste des produits labellisés sous les 2 marques se trouvent ici.

La notoriété des deux marques reste encore à faire par rapport par exemple à la marque la plus connue du commerce équitable : Max Havelaar qui figurent déjà sur des produits bio (cf. la photo de couverture de ce billet).

Notons un axe de développement (en cours d’études) de cette notoriété avec la labellisation des magasins spécialisés bio qui s’engageront à avoir un minimum de références bio solidaire/équitable (une cinquantaine).

Cet engagement des magasins bio (hors GMS) permettrait d’accroître la diffusion des produits et par la même occasion permettrait d’accroître la reconnaissance du consommateur des deux marques.

Pour permettre cette reconnaissance, la charte visuelle des logos a été revue avec deux couleurs distinctes mais point commun : deux hommes qui se rejoignent, symbole de partenariat équitable et solidaire.

Au-delà, de la visibilité, du marketing ou du nombre de produits labellisés; la démarche bio/solidaire/équitable allie développement économique durable et maintien du monde agricole au nord comme au sud.

Avec ou sans label, c’est dans cette direction vertueuse que doivent aller nos sociétés dans leurs échanges commerciaux (mais pas que), vous ne pensez pas ?

3 Comments

  1. faut avouer que certains labels ou appelations ne sont pas toujours clairs et que le consommateur ne prend pas toujours la peine de bien s’informer.

    • Je te l’accorde que c’est un peu la jungle. Après on peut se fier à la pédagogie des vendeurs qui (on X les doigts) connaissent leurs produits d’où l’avantage d’aller pour,le consommateur d’aller dans les petits commerces (type boucherie par exemple) où le vendeur au delà connait svt le producteur et ça vaut svt ts les labels, la passion du métier.
      Après pour les labels , mieux vaut se fier à ceux qui ont un cahier des charges reconnu légalement au niveau français et maintenant européen (IGP, label rouge, AB) qui sont certifiés par des organismes indépendants et qui ne peuvent pas faire n’importe quoi sinon perte de leur agrément ministériel ou européen et du coup discrédit et pas de gagne pain…
      Pour les deux labels dont je parle ce n’est pas une marque qui accole un sticker, c’est une asso (comme peut l’ être Nature et progrès) qui délivre la marque qui a déjà passé avec succès la certification AB.
      Merci de ton passage romain 🙂

  2. Bonjour,

    Je m’appelle Susanna et je suis une writer freelance et je collabore avec plusieurs sites et blogs.

    Je viens de visiter votre site littlecelt.net et j’aimerais vous proposer une collaboration éditoriale.

    Est ce l’adresse correcte?

    Dans l’attente de votre réponse.

    Je vous remercie.

    Susanna

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