Le vin bio, c’est fini ?

En fait le vin bio n’a jamais existé, il n’existe pour l’instant que la dénomination « vin de raisins issus de agriculture biologique », c’est le fruit qui est certifié bio.

La vinification quant à elle avec tout ce qu’elle inclut levures, cuves et taux de sulfites est laissé au bon vouloir du vigneron.

Des recommandations et des cahiers de charges privés comme ceux de nature et progrès ou Demeter (ou encore Cevinbio) sur la vinification existent mais ne sont pas reconnus officiellement.

La mise en place d’un texte européen (qui se réfererait au cahier des charges bio européen celui qui fait autorité et auquel l’agriculteur bio doit se conformer) concernant la viticulture et surtout la vinification coince depuis juillet 2010 notamment sur le taux de SO2 (soufre) que l’on peut incorporé dans le vin pendant la vinification.

Dans ce texte, 3 zones géographiques européennes de viticulture ont été retenues pour des taux de SO2 différents.

Le soufre étant un stabilisateur (pour les chocs thermiques par exemple) et un conservateur du vin (une fois ouvert sans sulfites ajoutés le vin peut tourner au vinaigre s’il a été mal vinifié)

Cependant, il est accusé de bien des maux comme le mal de tête et des choses plus graves pour la santé.

Notons tout de même, que le raisin contient des sulfites naturellement.

Et donc si rien n’est fait avant fin 2012 pour un texte sur la vinification bio, aucune mention ne pourra plus apparaître sur la bouteille en référence à la démarche bio du viticulteur.

Ce serait dommage, non ?

Le déblocage pourrait venir de la commission européenne qui devrait voter en février le texte de règlement européen concernant la vinification des vins bio.

Et ça presse, la dérogation sur la dénomination « vin issu de raisin bio » court jusqu’en juillet 2012 et des pays comme le Canada exige le tout bio (vinification+culture).

Du manque à gagner pour nos exportations et pour notre balance commerciale donc !

3 Comments

  1. Sachant que l’industrie viticole emploie 20000 des 80000 tonnes de pesticides utilisées chaque année en France, ça m’embêterait vraiment que le label « bio » (ou ce qui s’en rapproche) disparaisse pour une histoire de sulfites !

  2. Les producteurs sous mention Déméter et Nature & progrès garderont le droit de mentionner leur travail… Comme leur cahier des charges sont plus exigeants que celui du « AB », les consommateurs seront gagnants. 🙂

  3. @Laurent mais pas sûr que les consommateurs commercialement parlant soient assez au fait des bienfaits de leurs cahiers des charges réciproque pour les acheter (méconnu).

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