Il y a parfois des avantages à être papa, c’est qu’on peut sans trop culpabiliser, regarder des dessins animés 😉

Le dernier regardé fut « Ponyo sur la Falaise » qui passait sur Arte de Hayao Miyazaki.

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On va être franc, je ne connais le monsieur que par sa renommée et je n’ai jamais pris le temps de m’attarder sur sa filmographie faite notamment de onze long-métrages dont le cycle s’est achevé avec la sortie en France la semaine dernière du dernier  » Le vent se lève« .

Mais arrêtons-nous sur « Ponyo sur la Falaise » et  ce que j’ai ressenti à son visionnage.

Pour le pitch rapido : « Un petit garçon trouve un poisson fille et ils tombent mutuellement amoureux l’un de l’autre, en découlera toute une série d’événements etc… »

Mes +1 :

Si on parle beaucoup du thème de la petite sirène (écume…) avec ce film, je  ressens également une influence chez Miyzaki de l’univers de Jules Verne, de Vingt mille lieues sous les mers avec le Nautilus, le père de Ponyo pouvant être une transposition du capitaine Némo.

On peut y voir aussi un lien avec Pinocchio car le plus grand désir de Ponyo est de devenir humaine.

Les couleurs pastelles du film et la musique sont certes très enfantines mais tout simplement magiques, on pense à Fantasia à la magie de Disney.

C’est léché…

C’est beau !

Pas pour rien que Disney est le distributeur des films du studio Ghibli.

En deuxième lecture, on y voit aussi quelques thèmes nippons tels : peur du tsunami, respect des aînés, le rapport à l’océan etc…

– Ce film est un uppercut graphique et mémoriel  pour nous enfants des années 1980 qui avons grandi avec une certaine catégorie de Japanime. Et dire que si nous avons connu Miyazaki si tard, c’est en partie la faute à cette même Japanime et son porte-étendard d’alors : le club Dorothée.

Ceux-ci étaient tant décriés par la presse nombriliste à la fin 80’s et par certains dirigeants (le bonjour à Ségolène).

Oui, j’ai ressenti comme des airs de Laura (de Nicky Larson) dans Lisa, la mère de Sosuke (par sa gestuelle et son tempérament). Comment aussi ne pas se rappeler du père d’Olive (d’Olive Et Tom) avec le père de Sosuke, même thématique du marin et du père laissant sa femme élever seule son fils

Et puis tant de ressemblance avec d’autres personnages qui ont bercé notre enfance de trentenaire.

Avec Miyazaki, on a le droit à de vrais personnages dessinés et pas des espèces de personnages sans nez et qui se ressemblent tous, je pense à tout ces Yu-Gi-Oh! et compagnie en disant cela (sans parler du remake des Chevaliers du Zodiaque).

  Si vous avez aimé gosse « Nadia et le secret de l’eau bleu », vous aimerez « Ponyo sur la Falaise ». En faisant des recherches, je m’aperçois que c’est Miyazaki qui en fut l’instigateur et qui inspira cette belle série, comme quoi 🙂

Pour conclure,  j’ai toujours été nul pour résumer quoique ce soit mais j’espère que vous apprécierez ce film qui a la seule prétention de faire du bien aux yeux, aux oreilles et au moral 🙂

Voilà, je crois ne pas avoir trop spoilé « Ponyo sur la falaise » et vous souhaite une bonne séance avec vos gônes (et même sans) !