On assiste que l’on veuille ou non à un changement d’époque sociale, économique, culturelle…

Tout est remis en cause, toutes les cartes semblent se redistribuer d’une façon aléatoire et on ne sait pas très bien où cela va nous mener puisque nous n’avons pas les dirigeants pour nous mener sur le bon chemin.

A écouter, les spécialistes se contredire, on ne sait plus quelle chapelle économique prier…

On entend ici “le capitalisme se meurt”, “nous vivons dans un monde néo-libéral”, “la vraie voie c’est entrepreneuriat”, “la France tue dans l’œuf l’esprit d’initiative…”, “ces assistés qui nous sucent la moelle”, des généralités qui tiennent de la brève de comptoir, je vous l’accorde.

En peu de mots, on est fichus et notre modèle français va dans le mur !

Le récent conflit Uber VS les taxis semble être l’un des soubresauts d’un monde qui est en train de changer mais attention comme le rappelle si bienRomain Blachier,  cela n’est pas au profit de l’humain avec un grand H mais pour quelques personnes qui ont eu le nez fin et qui vont profiter d’un filon jusqu’ici inexploité et faire des pépètes avec.

Depuis le XIXème siècle, nous vivions en Occident dans des sociétés où certains donnaient et investissaient de l’argent en cie d’autres qui donnaient de leur sueur, de leur facteur travail pour recevoir une rétribution, un salaire en argent sonnant et trébuchant. C’est le schéma qui a permis l’émergence d’une classe moyenne et une certaine ascension sociale et même sociétale avec des droits et des devoirs qui sont nés de tout cela et à chacun des parties de les respecter. C’était un schéma/deal accepté et acceptable.

Actuellement, certains entrepreneurs sont pris à la gorge soit par manque de vitesse du système, soit par manque de soutiens financiers et certains dépassent même les règles et devoirs (voire les lois) qui régulent la société pour pouvoir s’en sortir. Autant d’emplois menacés ou qui ne sont tout simplement pas créés.

Après, on entend que l’on va vers une société d’entrepreneurs où chacun créera son propre emploi.

L’heure est au Freelance qui se réunit dans des lieux hypercools (et qui le sont réellement)  pour avoir l’impression d’aller pointer à l’usine car l’entrepreneur-travailleur a aussi besoin des repères classiques.

L’heure est au Co- de toute sorte.

On apprend même que pour s’en sortir, des sociétés partagent leurs employés qui deviennent ainsi des travailleurs détachés en fonction du volume saisonnier d’activité que cela soit pour les cadres et même pour des salariés qui développent ainsi des compétences multiples et transversales avec une sécurité de l’emploi.

On voit bien qu’il y a des freins mais aussi des éclaircies mais quid du salarié lambda qui n’a pas forcément la fibre entrepreneuriale ?

J’en fais partie et même si j’admire les entrepreneurs qui innovent et qui tentent le tout pour le tout, perso c’est pas mon but…

Pourtant à mon petit niveau :

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15 ans d’activités et que cela soit dans le public ou dans le privé, je me suis toujours démené et ai essayé de faire du mieux que je pouvais pour l’entreprise dans laquelle j’étais au moment T.

Effectivement, il y a des hauts et des bas mais pour l’instant en attendant que la transition de la 3ème révolution industrielle se fasse dans un sens ou dans un autre, c’est ma réalité, celle certainement d’un monde en voie de disparition où le patron employait et le salarié travaillait.

C’est basique comme vision d’un mec qui n’a jamais connu le chômage et qui a eu “de la chance” dans un parcours professionnel, pour l’instant sans accroc.

Je croise les doigts pour que cela dure.

Encore faut-il pour cela que l’entreprise dans laquelle on se trouve soit humaine et que l’on s’y épanouisse (et j’ai de la chance de côté-la ^^)…

Tout ça pour dire : Tout le monde peuvent pas être des entrepreneurs ou être un créatif, il en faut ben un peu partout.

Après je veux bien une occupation rémunérée comme Big Head ^^