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Un parcours politique

Hier je surfais la vague Internet et je suis tombé sur le site internet d’un candidat ump pour les municipales 2008 et cela m’a rappelé des souvenirs. En effet, j’ai grandi à Vénissieux, bastion communiste par excellence dirigée depuis plus de vingt ans par André Gérin (qui vient d’être réélu pour la énième fois).

Cependant on ne peut pas dire qu’il y est de forces vives pour contrer cette hégémonie depuis plus d’un demi-siècle du PC. La gauche (PS verts et cie) sont toujours sous la coupe (unis dira-t-on) de M. Gérin quand il s’agit de présenter quelqu’un pour les municipales, législatives ou cantonales. Autant dire que quand on est jeune dans cette ville et que l’on souhaite s’engager en politique, les jeunesses communistes vous tendent les bras. Je tiens à préciser que je n’ai jamais vu de prosélytisme pour le PC, enfin je n’y ai jamais assisté personnellement.

En gros, si on voulait s’engager en politique mais ne pas suivre comme un mouton la couleur politique de la ville, il ne reste plus grand choix…Le front national a toujours fait d’énormes scores et était donc une voie à éviter forcément, ne restait plus que le RPR ou l’UDF (à l’époque).

A l’aube de mes 16 ans, j’adhérai donc au RPR (ouhhhhh) avec comme principal symbole pour moi, le parti héritier du Général de Gaulle… Or cependant, les divers événements qui se déroulèrent à la fin des années 90 au niveau régional (élection de Millon avec les voix du front national au conseil régional par exemple) mirent rapidement fin aux illusions gaullistes que semblaient incarner ce parti, en tout cas en région Rhône-Alpes.

Les années passèrent et mon engagement politique se faufila. Les années fac puis le boulot me permirent de me dire que l’image du De Gaulle humaniste n’était vraiment pas incarnée par ce parti devenu l’UMP et dirigé par Mini-Monsieur. En 2002, je m’étonnais de voter au premier tour pour un gars dont le siège de campagne était un bus qui roulait au colza. Je vis avec peine et stupeur « Le Stylo » arrivé au second tour, j’étais des manifs (notamment et surtout Place des terreaux). Nous élisions le grand corrézien avec un score de république bananière. Cependant l’honneur de notre république était sauve.
Ce que la vie m’a appris, cela a changé ma vision de la politique et des valeurs que je croyais être les miennes. No, je ne suis pas un ultralibéral, un patriote excessif ou tous les autres adjectifs et qualités que l’on peut prêter aux mecs de droite. Cependant, je ne suis pas non plus un gaucho qui croit en l’état providence qui est omnipotent. Je ne crois pas à la révolution (salut le Facteur), au socialisme, au communisme, aux lendemains qui chantent… Je ne suis pas adepte des travailleurs, travailleuses (même si j’admire sa pugnacité, si tu nous regardes Arlette 🙂 ). Je caricature là??

Je ne dis pas que toutes les idées venant de gauche sont mauvaises ni que celles de la droite sont magnifiques et vice-versa. J’aimerai que l’on mette dans notre vie politique un peu plus de pragmatisme et que l’on arrête de critiquer juste parce que l’on est de l’autre bord. Je salue dans ce post certaines actions (la dimension internationale de notre ville par exemple) de M. Collomb au cours de sa première mandature qui a su rester dans la même veine que son prédécesseur, le réunionnais Barre. Cependant, ce que je peux lui reprocher c’est d’avoir fait de cette ville un repère de bobos.

Je pensais que pour ces élections municipales de 2008, un parti émergerait à Lyon et deviendrait peut-être la force vive de cette ville à la vue des résultats de Bayrou en 2006 aux présidentielles. Cependant, les ex-UDF (toujours UDF dans le sang) ne pouvaient pas résister à leur vieille tendance à s’allier avec l’UMP (M. Gourgeon si vous nous lisez) avec des millonistes de sucroit (coucou M. Nardone) ou avec Collomb. Le modem s’il avait été uni autour d’un candidat solide (M. Lafond a fait une campagne courte, honorable et courageuse) aurait pu mieux faire que ces quelques 7 %.

Oui, je fais mon coming-out pour ceux qui n’avaient pas encore compris avant, je suis adhérent démocrate (depuis le second tour de l’élection présidentielle) et je ne comprends pas où ce parti va. En fait je me demande si Bayrou sait où il va aller tout court. Attention s’il y a bien un politique que j’apprécie, c’est bien lui! Mais là je n’ai pas tout compris de sa stratégie pour les municipales. Même si je comprends le raisonnement de pragmatisme et non comme certains le pensent le « je retourne ma veste toujours du bon côté ».

François éclaire-moi! :’)

Published inA LyonEngagé

2 Comments

  1. j’ai beaucoup de potes au modem mais
    je reste au ps, aprés avoir hésité, car
    1 à lyon c’est lui qui incarne solidarité
    modération et modernisme
    2 je ne peux etre dans un parti ou les
    allliances se font au gré des intérét
    particuliers

  2. je comprends mais au niveau national le PS incarne-t-il réellement un véritable modernisme quand tu les vois se tirer dans les pattes

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