On est vendredi et sur Twitter c’est le jour du #followfriday, pour les non initiés c’est le jour où on recommande de suivre tel ou tel.

Alors je ne suis pas le plus grand adepte des #ff mais je vous propose avec ce deuxième opus de « Parole de Follower » de mieux connaitre un usager de Twitter. En l’occurence il s’agira d’une usagère qui plus est, est blogueuse lyonnaise de son état : Stéphanie de Carnets de Mode.

Let’s go !

Peux-tu présenter rapidement ou même t’étendre sur le sujet si tu souhaites ^^ ?

Bonjour, je m’appelle Stéphanie et je suis blogueuse mode. Mais je ne compte pas faire ça toute ma vie.

-comique était ma première vocation-.

Bientôt 40 ans que je suis lyonnaise, bientôt six ans que je blogue. Hé oui. Ca calme, hein !

Mon premier blog n’est pas ce que l’on qualifie (péjorativement ou pas… enfin tout dépend de la qualité du blog) « blog de fille ».

J’ai appris à lire et à écrire, enfin les rudiments. J’ai même obtenu un baccalauréat série A-1 (lettres et mathématiques), plus tard j’ai même obtenu un D.U.T. Chimie. Depuis, je pollue la toile. Comique, hein ?

On comprend bien à ton pseudo « Carnets de mode » que tu parles mode, c’est juste pour parler de ce que tu vas mettre le jour même ? 😛

Tout-à-fait. Je dessine la veille dans mes carnets la tenue que je porterai. Puis je l’immortalise avec un reflex (comme les vraies, blogueueses ^^). C’est ainsi que chaque jour mes lectrices découvrent avec émerveillement mes « outfits ». Les « look at me « sont trop mon kif. 😀

Plus sérieusement, je parle de la mode, des créateurs… que j’aime sur un ton décalé. Cela ne m’intéresse pas de « montrer mes tenues ». Je ne suis pas exhibitionniste ; Oui, il y a un côté exhib, narcissique, cessons de nous mentir. Si je veux voir des tenues de tous les jours, je m’installe à une terrasse de café et j’observe. Je n’appartiens pas au cercle très privé des modasses (je reviendrai sur la définition). Je préfère écrire pour prouver que je sais écrire, autrement qu’avec un stylo (dommage, j’ai une jolie écriture. Mon style, je l’ai perdu à force de me brûler la rétine sur les blogs mode).

Je me contente d’être une blogueuse mégalomane et une pétasse lyonnaise.

A la lecture de ton « à propos » sur ton blog que tu différencie deux types de blogueuse la modasse et toi, c’est quoi la différence ?

La modasse est une fashion victim, une suiveuse de tendance, voire une serial shoppeuse. La modasse se précipitera sur le dernier « it-truc à la mode », les collections capsules (sont forts ces marketeux tout de même)… pour pouvoir poster sa tenue en premier… Et certaines excellent dans cet art et sont même indécentes. Mais là, on aborde une autre catégorie à l’égo proportionnel à leur pouvoir d’achat.

La modeuse… Elle est plutôt inspirée, réfléchie, créative. Un exemple Frieda l’Ecuyére.

On est dans une interview intitulée « parole de followeuse », comment as-tu atterri dans la volière Twitter à l’été 2009 (et oui les stats de profil, on sait tout ^^) et comment appréhendes-tu ce réseau par rapport à d’autres ?

La créatrice de WE ARE THE NEONS m’a invité à la suivre. Ce que j’ai fait.

J’ai observé puis je me suis prise au jeu.

Twitter est pour moi une cour de récréation. Normal, pour une blogueuse pas sérieuse et futile. Je ne m’en sers pas comme outil de réseau. Sinon je soignerai mon e-réputation, resterai pondérée et ne ferai jamais exploser ma colère en 140 caractères. Et surtout, je donnerai une image lisse, terne et contrôlée.

Un réseau se construit au lycée, à la fac et au cours de son expérience professionnelle. Ne nous leurrons pas, twitter reste un microcosme, un carnet d’adresse que l’on aurait oublié de fermer pour se faire mousser.

Cynisme est mon deuxième prénom. Mon arrière arrière grand-père s’appelle Diogène, mon grand-père Cioran.

Sens-tu une influence de Twitter sur ta manière de bloguer ?

Non.

A quand un carnetsdemode.fr .com ou .net, c’est à dire un vrai chez toi sans plateforme ou Haut et fort te convient-il ?

Je devrai avoir mon domaine puisque je compte parmi les blogueurs VIP de Haut et Fort.

Au passage on se follow mutuellement notamment parce que nous somme lyonnais mais on a aussi appris que l’on avait un lien avec une île de l’océan indien, tu y es allée ou tu y retournes souvent ?

Non, je ne suis pas encore allée sur l’île de mes aïeux. Pourtant, j’ai de la famille là-bas, même du côté maternelle.
L’an prochain si tout va bien. J’attends d’écrire tout plein de billets rémunérés (grassement).

Pour finir, c’est quoi ta définition du sale gosse ? 😉

Un sale gosse est une personne adorable, pleine d’humour, de mordant, de piquant, taquin et généreux. Bienvenu dans le clan.  ( Brest Easton Ellis, Jay Mac Inerney… sont des sales gosses auto-proclamés. Oui, je copie).

Un grand merci à Stéph (suivez-là !) qui a embelli par ses réponses, mes  questions qui me semblaient sans saveurs .