Les nuits de Fourvière ont fait le buzz cette semaine à Lyon avec la belle programmation que l’équipe des nuits nous a concocté (j’y reviendrai aussi dans un autre billet).

L’aspect développement durable d’un festival et son impact sur le site qu’il utilise est un des facteurs de plus en plus pris en compte par les organisateurs (cf. le bon exemple de Woodstower).

Les Nuits de Fourvière dans un lieu antique comme les théâtres de Fourvière est bien évidemment plus qu’obligé que de préserver le site. Si les actions en matière de développement durable ne sont pas la démarche première, cela a tout de même été intégré à la réflexion des organisateurs qui ont même intégré un page intitulée « Les nuits durables » dans leur catalogue papier.

Ce même catalogue papier, qui à travers une action de mécénat (c’est Saur qui finance) ainsi que tous les autres documents distribués par le festival sont labellisés PEFC et FSC.

On regrettera tout de même la non-présence en plus d’un label imprim’vert et de l’utilisation d’encre végétales pour l’impression des documents.

Toujours dans le côté communication mais sur les gens qui bosseront sur le festival, les roadies et autres personnels qui portent les couleurs du festival seront habillés avec des T-shirts équitables Switcher, financé à travers un mécénat avec le groupe Trédi Séché.

J’aurais bien vu des t-shirts plus locaux comme ceux des potos de Laspid ou Quat’rues.

Vos petites fesses aussi seront confortablement durables avec les coussins (16 000 au total). Ces coussins sont en effet réalisés en bouteilles plastiques et vous seront gracieusement prêtés.

Vous allez me dire et quid du tri des déchets, des toilettes sèches, des gobelets en plastique réutilisables ? Ce qui marche sur un festival de trois jours ne peut pas forcément être comparé aux Nuits de Fourvière.

Cela ne marche de la même façon, il faut plutôt voir le théâtre antique comme une grande salle de spectacle (ce qu’elle fut, ce qu’elle est et sera toujours since J.C. ^^) qui ouvre chaque jour et qui n’est pas forcément un lieu de vie comme peut l’être un « festikeuj » (nom barbare pour désigner un Woodstock like ^^).

Mais sachez après avoir discuté avec un gars des nuits, ils font aussi un grand effort dans le tri des déchets liès en toutes sortes

J’entends aussi que « oulà, il y a des mécènes qui viennent s’acheter une bonne conduite verte » en sponsorisant des actions étiquetés greenwashing (que je viens de décrire), peut-être ou peut-être pas
!
Mais ils ont au moins le mérite pub ou pas pub de financer ces actions. Saviez-vous que le festival est financé à hauteur de 44% par les deniers du département du Rhône ?  Il faut bien trouver les 56% restants par notamment des actions de mécénats ou sponsoring.

Si 100% des Nuits étaient financés par nos impôts, on en entendrait aussi gueuler… « On gaspille notre argent !« .

Et dernière petite réflexion, qui vous dit que cette argent privé ne finance pas aussi le prix des billets ? Avec le spectacle le plus cher en l’occurence Sting à 55€ et une moyenne des billets à 20-30€, on peut dire que les Nuits de Fourvière restent « accessibles ».

On reparlera de l’aspect social des nuits dans un autre billet 😀