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Cela ne se voit qu’à Lyon

Dans la série : « Lyon à Livre ouvert« , je vous propose de partir à la rencontre de 10 particularités lyonnaises qu’elles soient architecturales, de langage, gastronomiques ou culturelles etc. 

Vous embarquez ?

Console Vignal

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Vous pensiez que cet objet urbain que vous croisez rue de la Ré était un emplacement à vélos ? Que nenni, il servait aux ouvriers de la Soie qui pouvait s’y reposer en posant dessus leurs énormes balles de soies.

Il en reste 3 dans Lyon, une rue de la Ré, une Montée de la Sara, la dernière à Vaise (montée des Carriers).

Inventée par Elie Vignal (une rue et une cité scolaire portent son nom à Caluire et Cuire).

Le Pot Lyonnais

Il s’agit tout d’abord d’une unité de mesure de vin qui a eu son évolution :

– 1564 : ~2 litres et 8 cl

– 1889 : 1 litre et 4 cl

– 1894 : 1 litre et 13 cl

De nos jours l’objet fait : 46 cl

C’est surtout un objet singulier qui en impose sur une table lyonnaise avec sa petite soeur la fillette dont vous pouvez diviser la contenance presque par 2.

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Pour en trouver.

Jalousie

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Héritage de la renaissance italienne qui a modelé Lyon à l’époque des foires. Comme son nom l’indique, cela permettait avec ce store de cacher son intérieur aux regards des voisins qui pouvaient le jalouser 😉

Ce type de volets extérieurs s’est généralisé au XIXème.

C’est une particularité architecturale propre à Lyon et qui continue d’être entretenue par des entreprises qui en fabriquent ou en réparent encore.

La traboule des Gônes

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Et non, cette traboule n’existe hélas pas.

Aucune rue, passerelle, ou même place à Lyon ne rend hommage à ce substantif si lyonnais qu’est Gone. 

C’est dommage :/

Heureusement en pays lyonnais, on rend hommage au Gone Lyonnais à Saint Genis Laval avec son Allée des Gones, à Soucieu en Jarrest et sa fameuse Ruelle des Gones et à Saint-Julien-sur-Bibost  avec sa sympathique Rue des P’tits Gones.

Y

photo credit: Leo Reynolds via photopin cc
photo credit: Leo Reynolds via photopin cc

Celui-ci ne voit pas, il s’entend au détour de chaque phrase d’un lyonnais.

Il remplace certains pronoms comme : Il, Le, Lui etc.

Quelques exemples célèbres de phrases avec le Y lyonnais

– « Faudra toujours y faire comme ça« 

– « Faites comme j’y dis et faîtes pas comme j’y fais« 

– « Faut prendre le temps comme y vient, le monde comme y sont et l’argent pour ce qu’elle vaut« 

– etc.

Mâchon

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C’est le bon repas que l’on prend à toutes heures mais qui dans l’histoire ouvrière lyonnaise se prenait avant d’embaucher.

La tradition perdure même si elle est plus confidentielle.

On le prend communément avant neuf heures dans un authentique bouchon 🙂

Le Brunch n’a rien inventé :

« Leur maison de campagne,  pour y aller, en été, faire des mâchons du dimanche »

disait le lyonnais Joseph Lavarenne alias Benoît Lerégent dans : L’inauguration.

Pour faire vivre cette tradition.

Le Pisé

photo credit: DeGust via photopin cc
photo credit: DeGust via photopin cc

Je ne sais pas si un Gros de Mur (mur porteur) peut être en Pisé.

Cependant, gone, j’ait tellement entendu mon père (maçon de métier) parler du Pisé comme le matériau de construction le plus noble : qui tient frais en été et qui retient la chaleur en hiver que ce système constructif m’a toujours interpellé.

Ce mélange de terres comprimées a beaucoup été utilisé dans la construction en Dauphiné, pays Savoyard et en pays lyonnais.

Pour l’anecdote, les constructions en pisé ont aussi leur ennemi : l’eau.

Ainsi en 1856 suite aux inondations records, il est décidé d’interdire les constructions en Pisé dans Lyon intra-muros car les bâtiments en pisé n’avaient pas résisté et firent 18 morts.

Murs peints

photo credit: pierrepaul43 via photopin cc
photo credit: pierrepaul43 via photopin cc

On compte plus de 400 murs peints à Lyon dont de nombreux (une soixantaine) ont été réalisé par la cité de création.

On peut donc dire que « Cela ne soit qu’à Lyon…« , une telle quantité d’art sur les murs d’une ville.

Plus d’infos.

Boule lyonnaise

photo credit: Cletus Awreetus via photopin cc
photo credit: Cletus Awreetus via photopin cc

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais il arrive souvent de voir qu’un café lyonnais dispose dans son arrière cour d’un terrain de boule pour pratiquer la Lyonnaise.

Voilà une spécificité lyonnaise bien sympathique. Des terrains de boule, on en trouve un peu de partout pour jouer au Sport Boules.

Rappelez-vous qu’en lieu et place du très chic Musée des Confluences se trouvait auparavant un plus trivial boulodrome 🙂

La gondole lyonnaise 

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Cela ne s’est pas vu qu’à Lyon mais auparavant pour traverser la Saône dès le XVème siècle avant que des ponts ne s’y multiplient, on utilisait une Bèche, bateau couvert d’une bâche comme on peut le voir sur l’image ci-dessus.

Il y avait aussi les Plates : des bateaux-lavoirs, ancêtres de nos machines à laver. On en compta jusqu’à 110 dans Lyon (avec eau chaude dès 1860) !

La dernière fut construite en 1910.

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Plus d’infos.

Billet réalisé avec la précieuse aide du Littré du Gourguillon, du Littré de la Grand’Côte, du Guichet du Savoir, de Numelyo.

Published inLyon à Livre Ouvert

One Comment

  1. Marie Eve Marie Eve

    Un document très intéressant….

Répondre à Marie Eve Annuler la réponse.

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