Je viens d’achever la lecture du « Gone du Chaâba« , livre que je n’avais jamais eu l’occasion de lire bien que sorti il y a 24 ans.

L’auteur de ce livre, vous le savez peut-être se trouve être Azouz Begag, tant décrié, tant moqué ces dernières années pour son soutien tout d’abord à Villepin, puis à Bayrou et dont les résultats aux dernières élections régionales pour le Modem ont été à la limite du risible pour pas mal d’analystes, d’adversaires (surtout dans le même camp).

Begag raconte à l’intérieur de ce livre une partie de son enfance dans un premier temps dans un bidonville (le Chaâba) de Villeurbanne ou lui et toute sa famille vécurent pendant quelques années. Je ne vais pas faire ici le résumé de ce livre mais il permet de comprendre comment cet homme s’est construit pour finir écrivain, chercheur et politique parfois malhabile.

La nomenklatura médiatico/politique (on pourrait y rajouter lyonno) n’a certainement pas lu son livre ou feint d’ignorer le parcours de celui-ci. Mais justement son parcours, il m’impressionne, cadet d’une famille algérienne égarée dans un pays qui ne veut pas d’eux. Famille dont les parents ne parlent pas un mot de français à la maison et le petit Azouz va se hisser en haut de l’échelle sociale. Un beur qui réussit à notre époque encore, c’est encore trop exceptionnel.

Pourtant ce livre de l’ancien minsistre de l’égalité des chances devrait être étudié dans le la plupart des écoles de nos Z.U.P. par tous ces jeunes qui se sentent étranger dans un pays qui est pourtant le leur : La France.

Begag a épousé les notions de liberté, égalité et de fraternité et à l’époque dans les années 60, pour un Azouz dans une France dont le seul métissage connu était certainement de mélanger du rouge et du blanc pour faire du rosé (ceci est une image), la tâche devait être ardue voire complétement suicidaire mais le résultat est là, il ouvre sa gueule !!!!!!!

Alors quand il l’ouvre, on se moque, on se dit qu’il n’a rien à foutre là qu’il est fou mais j’aimerais que ceux qui disent cela vivent une partie de son enfance pour que eux la ferme un peu leur gueule.